Le débat sur le concept biologique des races humaines et le danger d’obscurantisme médical
- micheltibayrenc
- 21 avr.
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Michel Tibayrenc
Dans Cités 2026/1 n° 105 , pages 45 à 59
Éditions Presses Universitaires de France
Date de mise en ligne : 20/04/2026
Ce n’est pas l’objet de cet article d’exposer en détail le débat sur l’existence des races humaines. Pour des mises au point récentes, le lecteur pourra se reporter à divers ouvrages.
Le présent exposé se focalise sur la nature biologique des races humaines, en insistant sur l’apport de la génétique des populations. Cette discipline, qui est la mienne, apporte un éclairage très fiable sur les caractéristiques génétiques des populations géographiques humaines, ainsi que sur leurs liens de parenté et les migrations qui les ont façonnées. Par contraste, les sempiternelles controverses sur les capacités cognitives comparées des populations géographiques humaines fournissent des données infiniment moins fiables.
Je mets l’emphase sur le débat tel qu’il s’est déroulé après la deuxième guerre mondiale. Dans ce passé récent, il a été considérablement éclairé par les découvertes de la génomique moderne.
Aux xviie et xviiie siècles, l’avènement de la science moderne en Occident, qui a accompagné les Lumières, se caractérise par une description minutieuse des populations géographiques humaines, en particulier sous la plume de Linné (1707-1778) et de Blumenbach (1752-1840). Ces auteurs attribuaient à ces populations géographiques des caractéristiques cognitives spécifiques, assorties de hiérarchisations : c’est là l’essence même du racisme.
La première moitié du xxe siècle voit l’apogée du colonialisme et l’avènement du régime nazi. La mentalité de cette époque est raciste sans ambiguïté…




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